Le NOTAIRE et votre argent

POURQUOI LE NOTAIRE RETIENT-IL VOTRE ARGENT?

Si le notaire retient certaines sommes dans son compte en fidéicommis, ce n'est pas par caprice. Le notaire doit en effet vérifier si les sommes reçues de l'acheteur et de son créancier sont suffisantes, c'est-à-dire qu'elles comblent ce qui est dû au vendeur et, s'il y a lieu, à son créancier, tout en s'assurant que le délai permettant un accès irrévocable à ces sommes soit écoulé. Pour permettre un accès plus rapide aux fonds, le notaire exigera, en premier lieu, un virement de fonds électronique, en second lieu la traite bancaire ou, enfin, le chèque visé. Avant de remettre l'argent au vendeur, le notaire doit aussi : «officialiser » le titre de «propriétaire » de l'acheteur. L'acte de vente doit être déposé au bureau de la publicité des droits de la circonscription foncière concernée (autrefois appelé «bureau d'enregistrement »). À la suite du dépôt, le notaire doit également s'assurer que l'acheteur est bel et bien inscrit comme «propriétaire » aux registres de ce bureau (ce qui prend généralement 24 heures à compter du dépôt de l'acte); vérifier de nouveau, au bureau de la publicité des droits, qu'il n'existe aucune charge (par exemple, une hypothèque légale) que le vendeur n'aurait pas dévoilée. Il doit aussi obtenir un engagement à radier les charges existantes (par exemple, l'hypothèque actuelle du vendeur). C'est dans le but d'assurer la protection de tous que le notaire effectue ces vérifications et qu'il retient l'argent destiné au vendeur. Normalement, le notaire ne détient ces fonds que quelques jours.

VOTRE ARGENT EST EN SÉCURITÉ!

Rassurez-vous! Il fait partie du rôle du notaire de détenir temporairement une somme d'argent provenant d'un client et destinée à une autre personne. Cette somme est déposée dans un compte appelé « compte en fidéicommis ». Ce rôle d'intermédiaire du notaire est particulièrement fréquent dans les cas où il y a lieu de retenir des sommes provenant de la vente d'une propriété, d'un prêt hypothécaire ou du règlement d'une succession. Votre argent se trouve-t-il alors en sécurité? Tout à fait, car la Chambre des notaires du Québec effectue un contrôle très strict des comptes en fidéicommis des notaires en exigeant une vérification annuelle, par un comptable autorisé par loi et de plus, elle procède à la vérification de ces comptes par l'entremise de son service d'inspection. Enfin, tout compte en fidéicommis doit être ouvert auprès une institution financière canadienne dont les fonds sont couverts par l'assurance-dépôt.

LA COMPTABILITÉ EN FIDÉICOMMIS

Chaque client d'un notaire possède une fiche personnalisée qui indique tous les dépôts et tous les retraits effectués dans le compte en fidéicommis. S'il le désire, le client peut d'ailleurs exiger qu'un état de ces dépôts et retraits lui soit remis. Qu'en est-il des intérêts générés par ce compte? Ils sont versés au Fonds d'études notariales de la Chambre des notaires du Québec. Au cours des dernières années, ce fonds a permis de subventionner de nombreux projets de recherche et de nombreuses activités parrainées par plusieurs organismes dans le domaine du droit et de la justice, le tout afin d'assurer la protection du public. Si certaines sommes sont susceptibles d'être conservées plus longtemps, le notaire peut suggérer au destinataire de cet argent d'ouvrir un compte en fidéicommis dit « spécial »; dans ce cas, les intérêts seront versés au compte du client. Toutefois, si vous demandez au notaire d'ouvrir un tel compte, il pourra exiger des frais et des honoraires.



L'ACHAT ET LA VENTE D'UNE PROPRIÉTÉ

LA PROMESSE D'ACHAT OU LA PROMESSE DE VENTE

La promesse d'achat ou la promesse de vente est généralement le document usuel signé par chacune des parties en cause préalablement à l'acte de vente.Contrairement à ce que l'on peut penser, un tel document n'est pas de la catégorie de ceux dont les parties peuvent facilement se débarrasser par la suite. Il constitue un avantcontrat et impose certaines obligations aux parties. Une fois ce document signé, il devient souvent très difficile d'en modifier les termes et conditions et de se dégager des obligations contractées. D'où l'importance, pour prévenir les situations fâcheuses et souvent irrémédiables, de faire appel à l'expertise d'un notaire avant de signer quelque document que ce soit. Au sujet de la promesse d'achat, lisez notre dépliant intitulé «L'avant-contrat, l'achat d'une maison».

VENDRE N'EST PAS TOUJOURS UN ACTE DE PURE FACULTÉ

Vendre son immeuble à qui on veut et quand on veut semble être un droit acquis. Pourtant, en certaines occasions, le propriétaire peut avoir besoin d'une autorisation avant de pouvoir procéder à la vente de son immeuble.Ainsi, par exemple: le propriétaire a besoin du consentement écrit de son époux ou de son épouse ou, de son conjoint ou conjointe s'il est uni civilement, s'il s'agit de vendre une résidence de la famille; le tuteur au mineur peut avoir besoin de certaines autorisations pour vendre un bien immeuble dont le mineur est propriétaire; le propriétaire d'un bien culturel classé doit, dans des circonstances précises, obtenir certaines autorisations au cas de vente; il en va de même, en plusieurs occasions, pour le propriétaire d'une terre agricole; la vente d'un immeuble situé dans un ensemble immobilier est assujettie à l'autorisation de la Régie du logement. La prudence est donc de mise: vendre sans en avoir le droit met directement en cause la validité de la vente et peut vous exposer à d'autres recours civils. Le notaire peut vous renseigner sur toutes les autorisations requises et nécessaires et, à votre demande, entreprendre les démarches pour chercher à les obtenir.

LA VENTE AVEC GARANTIE LÉGALE

Le vendeur et l'acheteur d'un immeuble sont tributaires de certaines obligations l'un envers l'autre. Ainsi, l'acheteur doit prendre livraison du bien vendu et en payer le prix. En corollaire, le vendeur doit délivrer le bien. Il est aussi tenu à la garantie légale, c'est-à-dire que la loi l'oblige à garantir certaines choses à son acheteur. Le vendeur est d'abord tenu à la garantie du droit de propriété. Il est obligé de garantir à l'acheteur que l'immeuble est exempt de vice de titre et qu'il est libre de tous droits, à l'exception de ceux déclarés lors de la vente. Par la même occasion, le vendeur doit garantir son acheteur contre tout empiètement existant (empiètement résultant de son fait ou, encore, résultant, à sa connaissance, du fait d'un tiers) et, dans les limites fixées par la loi, contre toute violation aux limitations de droit public (par exemple, le vendeur garantit que l'immeuble ne contrevient pas à un règlement de zonage). La garantie contre la violation aux limitations de droit public n'est toutefois pas absolue; aussi l'acheteur doit faire montre de vigilance. Le vendeur est aussi tenu à la garantie de qualité, c'est-à-dire à la garantie contre les vices cachés. Mais, encore là, attention! La garantie de qualité ne couvre que les vices majeurs qui existent lors de la vente, qui sont inconnus de l'acheteur et qu'un acheteur prudent et diligent n'aurait pas pu découvrir... Pas si simple! Dans la mesure prévue par la loi, les parties peuvent ajouter ou soustraire à la garantie légale. Le notaire peut parfaitement bien vous renseigner là-dessus et inclure, dans l'acte de vente, une clause extensive ou limitative de responsabilité qui répond au voeu des parties tout en étant parfaitement légale.

L'EXAMEN DES TITRES: UNE NÉCESSITÉ

En effectuant les recherches appropriées, le notaire est en mesure de vous garantir un titre de propriété incontestable.En premier lieu, sa recherche consiste à vérifier: si le vendeur est le véritable propriétaire de l'immeuble; s'il possède le droit et la capacité de vendre; si son conjoint ou d'autres personnes doivent consentir à la vente, etc. À l'aide du certificat de localisation, le notaire vérifie ensuite: si les dimensions du terrain sont exactes; si les bâtisses sont bien érigées sur le terrain vendu; si la maison a été construite conformément aux règlements municipaux et aux lois de zonage; si la propriété du voisin empiète sur votre terrain; si les fenêtres répondent aux normes légales; s'il existe des droits de passage, etc. Enfin, par l'examen des titres, le notaire peut déceler les charges ou droits réels susceptibles d'affecter, de limiter ou de dévaluer votre droit de propriété, tels que les hypothèques, les saisies, les jugements, les servitudes, etc.

LE PRIX DE VENTE

Vous désirez payer comptant? Vous bénéficiez alors, pour votre protection, de la gestion des sommes par le notaire via sa comptabilité en fidéicommis. Ce dernier ne remettra les fonds, à qui de droit, qu'après avoir procédé à certaines vérifications finales.Prise en charge d'hypothèque?Pour sauver le paiement d'une «pénalité » qui pourrait devenir due en faveur de votre créancier, êtes-vous prêt à demeurer responsable, envers ce créancier, au cas de défaut de paiement de l'acheteur? Informez-vous d'abord auprès de votre notaire sur les alternatives possibles et sur les conséquences de celles-ci. Solde de prix de vente ou nouvelle hypothèque? Le notaire peut vous aider à comparer les différents modes de financement et est en mesure d'évaluer, avec vous, les diverses propositions reçues. Question de respecter votre budget.

LA MAISON NEUVE

Vous voulez acheter une maison neuve, sans vivre l'horreur des hypothèques légales de la construction? Un suivi après l'acte de vente est essentiel, car divers intervenants de la construction peuvent encore vous réclamer les sommes que votre constructeur a fait défaut de leur payer. Des sommes considérables sont souvent en jeu. Votre notaire peut vous offrir l'assurance hypothèque légale; ne vous en privez pas!

L'ACTE DE VENTE NOTARIÉ: UN ÉCRIT PRÉCIEUX

Le notaire rédige l'acte de vente avec la précision et la minutie qui le caractérisent, en y insérant toutes les clauses essentielles à la sauvegarde de vos droits. De plus, le notaire instrumente tout acte relié à l'acte de vente: prêt hypothécaire, servitude, quittance et autres, tels que convention d'indivision, testaments, etc. L'acte notarié fait foi, preuve en main, de son contenu. Vous en aurez une copie authentique de l'original, lequel est numéroté, répertorié et conservé dans le greffe du notaire. Pas de perte en vue... pour votre protection.

L'ACHAT D'UNE PROPRIÉTÉ À DEUX

De nos jours, bien des couples, qu'ils soient ou non mariés ou unis civilement, décident d'acheter un immeuble en commun. En langage familier, on dit alors que la maison « est aux deux noms ». Par mesure de précaution, lorsqu'ils décident d'acheter à deux, les copropriétaires par indivision devraient prévoir, dans une convention, certaines règles applicables. Le notaire peut les conseiller adéquatement sur l'étendue d'une telle convention et rédiger l'acte approprié Consultez votre notaire: il ne laisse rien au hasard.



LE MANDAT DONNÉ EN PRÉVISION DE L'INAPTITUDE POUR GARANTIR LE RESPECT DE VOTRE VOLONTÉ

LES RÉGIMES DE PROTECTION

Le tribunal peut, suite à une requête, procéder à l'ouverture ou à la révision d'un régime de protection. La demande relative à l'ouverture ou à la révision d'un régime de protection peut aussi être présentée à un notaire qui a été accrédité pour agir en la matière par son ordre professionnel. Ce dernier, après avoir suivi toute la procédure établie par la loi, dressera un procès-verbal notarié d'opérations et de conclusions et en déposera une copie authentique au greffe du tribunal compétent. Un jugement du tribunal accueillera ou non les conclusions de ce procès-verbal. Le régime de protection fixe la nature et l'étendue de la protection morale et matérielle, dont il faut entourer le majeur inapte, et désigne la personne habilitée à le représenter ou à lui prêter assistance. Selon le degré d'inaptitude du majeur, il y aura ouverture d'un régime de curatelle, de tutelle ou de conseiller au majeur. La nature de ce régime fera l'objet d'une réévaluation obligatoire en accord avec les dispositions de la loi. À qui sera confiée la tâche de vous représenter ou de vous assister? Quel type de régime de protection sera ouvert? N'aimeriez-vous pas mieux en décider vous-même?

LE MANDAT DONNÉ EN PRÉVISION DE L'INAPTITUDE

En prévision d'une inaptitude qui risque de se produire, on peut dès aujourd'hui choisir nous-même la personne qui prendra soin de notre personne et de nos biens. En effet, la loi permet à une personne saine d'esprit, le mandant, de désigner dans un document appelé «mandat donné en prévision de l'inaptitude » celui ou celle qui veillera à son bien-être et à l'administration de ses biens dans le cas où le mandant devenait inapte à le faire lui-même. On appelle cette personne de confiance un «mandataire». Quel soulagement de savoir qu'une personne fiable et librement choisie (par exemple son conjoint, un frère, une soeur, un ami intime) pourra légalement prendre les décisions importantes nous concernant !

COMMENT FAIT-ON?

Pour être pleinement efficace, le mandat doit être le plus complet et précis possible, donner des pouvoirs étendus au mandataire et prévoir le remplacement du mandataire dans le cas où, par exemple, ce dernier entend démissionner, devient lui même inapte à agir ou décède. Si on le désire, on peut même choisir un mandataire chargé du bien-être de sa personne et un autre pour s'occuper de ses biens, lorsque la complexité du patrimoine le justifie. On peut aussi inclure dans le mandat certaines dispositions pour s'assurer d'une mort douce et naturelle, pour prévoir le don d'organes, etc. Idéalement, le mandat devrait être fait devant notaire. En effet, la forme notariée permet au mandant d'obtenir d'un professionnel du droit toute l'information et les conseils concernant le geste qu'il entend poser: son utilité, ses conséquences, les formalités de son entrée en vigueur, etc. Mais le mandat peut également être fait sous seing privé, c'est-à-dire signé devant deux témoins qui n'ont pas d'intérêt à l'acte. Ces témoins doivent aussi être en mesure de constater l'aptitude du mandant à agir au moment où il signe le mandat. Le mandat notarié assure toutefois une plus grande sécurité puisqu'il est difficilement contestable. Le notaire peut témoigner que le signataire a bien compris le sens et la portée du mandat et qu'il a signé ce document alors qu'il était en pleine possession de ses moyens. En outre, le mandant et le mandataire peuvent obtenir autant de copies de ce mandat que nécessaire puisque le notaire demeure gardien de l'original signé devant lui.

LE REGISTRE DES MANDATS DONNÉS EN PRÉVISION DE L'INAPTITUDE: POUR UNE MEILLEURE PROTECTION

Les notaires du Québec se sont dotés d'un système centralisé d'inscriptions pour s'assurer qu'on retrouve facilement votre mandat de façon à pouvoir garantir le respect de votre volonté. Une fois votre mandat signé chez le notaire, celui-ci en fera l'inscription au Registre des mandats donnés en prévision de l'inaptitude tenu par la Chambre des notaires. Le Registre des mandats présente des avantages certains: il facilite la découverte de tout mandat notarié; il permet d'identifier votre dernier mandat notarié; il élimine tout risque que le mandat soit ignoré ou retracé tardivement après votre inaptitude.

SI ON CHANGE D'IDÉE?

Avec le temps, les situations changent. La personne choisie alors qu'on était jeune adulte n'a peut-être plus la même importance lorsqu'on a atteint l'âge mûr. Qu'importe ! Sain d'esprit, on peut toujours, et en tout temps, révoquer un mandat et choisir d'en faire un autre.

L'EXÉCUTION DU MANDAT

Si vous devenez inapte, votre mandataire devra voir à ce que le mandat produise tous ses effets. Il s'agira pour lui d'établir la preuve de votre inaptitude au moyen d'une évaluation médicale et psychosociale et démontrer que vous avez valablement consenti à ce mandat. Pour ce faire, votre mandataire pourra opter de s'adresser directement au tribunal et chercher à obtenir un jugement en homologation. De façon beaucoup plus simple, votre mandataire pourra plutôt choisir de présenter, à un notaire accrédité pour agir en la matière par son ordre professionnel, une demande pour constater la prise d'effet d'un tel mandat. Ce dernier, après avoir suivi toute la procédure établie par la loi, dressera un procès-verbal notarié d'opérations et de conclusions et en déposera une copie authentique au greffe du tribunal compétent. Un jugement du tribunal accueillera ou non les conclusions de ce procèsverbal. Ce n'est qu'après avoir obtenu le jugement en homologation ou le jugement entérinant le procèsverbal du notaire que le mandataire sera en mesure de remplir son rôle. Les effets de ce mandat cessent lorsque le tribunal constate que le mandant est redevenu apte à agir.

LES DEVOIRS DU MANDATAIRE

Des responsabilités importantes incombent à votre mandataire. Ainsi, c'est lui qui est appelé à donner un consentement aux soins de santé qui doivent vous être prodigués: il doit accepter ou refuser qu'on vous administre tel traitement; il doit accepter ou refuser qu'on procède à telle intervention chirurgicale; etc. Il doit également administrer vos biens: faire vos placements; payer vos comptes; percevoir vos revenus; faire vos déclarations de revenus; etc. Il veille également à votre bien-être physique: acheter vos vêtements; assurer votre divertissement; etc. Le mandataire ne peut pas démissionner sans s'être assuré de son remplacement par un autre mandataire (si le mandat prévoit la possibilité de remplacer le mandataire démissionnaire par une autre personne) ou sans avoir demandé l'ouverture d'un régime de protection.Le mandataire qui démissionne doit rendre compte de sa gestion.

POUR QUI?

Les nouveaux modes de vie, l'avènement des familles reconstituées, l'espérance de vie prolongée, l'éloignement des membres de la famille sont autant de facteurs militant en faveur de la désignation, à l'avance, d'un mandataire choisi en prévision de l'inaptitude. Bien qu'il soit avantageux pour tous de se prévaloir de cette possibilité, les personnes suivantes ont tout spécialement intérêt à le faire: les conjoints vivant en union de fait; les conjoints séparés de fait, dont le mariage ou l'union civile n'a pas été dissout; les individus ayant peu ou pas de contact avec les autres membres de leur famille; les gens d'affaires; etc.

LE REGISTRE DES CONSENTEMENTS AU DON D'ORGANES ET DE TISSUS

La rédaction d'un testament constitue l'occasion toute désignée pour réfléchir au don d'organes et de tissus. Si vous consentez à faire don de vos organes et tissus ou si vous refusez après en avoir discuté avec votre notaire de façon libre et éclairée, il pourra le consigner dans votre testament. Ce consentement sera par la suite inscrit au Registre des consentements au don d'organes et de tissus de la Chambre des notaires du Québec. Grâce à ce registre, le personnel médical autorisé pourra vérifier éventuellement si un donneur potentiel a consenti au don d'organes et de tissus et cela dans la plus grande confidentialité. Le Registre des consentements au don d'organes et de tissus de la Chambre des notaires du Québec est une solution efficace qui vous assure que votre volonté sera respectée lors de votre décès. N'attendez pas: le mandat en prévision de l'inaptitude, c'est votre tranquillité d'esprit assurée. Registres des dispositions testamentaires et des mandats donnés en prévision de l'inaptitude Registre des consentements au don d'organes et de tissus Chambre des notaires du Québec 600-1801, McGill College Montréal (Québec) H4Z IL9 registres@cdnq.org Consultez votre notaire: il ne laisse rien au hasard



LE NOTAIRE ET LA CÉLÉBRATION DU MARIAGE CIVIL

LE NOTAIRE CÉLÉBRANT

Lorsque deux personnes veulent se marier civilement, elles doivent d'abord choisir un célébrant compétent. Il s'agit là d'une condition essentielle à la validité du mariage. Depuis 2002, les couples ont la possibilité d'officialiser leur engagement réciproque par un mariage civil célébré devant notaire. Les dispositions du Code civil du Québec consacrées à la célébration du mariage imposent aux célébrants de nombreuses responsabilités parmi lesquelles certaines sont déjà familières aux notaires, comme l'obligation de vérifier l'identité des parties et celle de s'assurer de leur consentement. De par ses fonctions, le notaire, officier public et auxiliaires de justice, est le professionnel tout désigné pour accomplir cette fonction de célébrant.

LES EXIGENCES DE LA LOI

Avant la célébration Avant de célébrer un mariage civil, le notaire célébrant doit s'assurer que les futurs conjoints ont atteint l'âge requis ? soit 16 ans ou plus ?, qu'ils n'ont jamais été mariés auparavant ou, s'ils l'ont été, que ce mariage a été dissous soit par un décès, soit par un divorce ou, encore, par une annulation. À noter qu'un jugement de séparation de corps ne met pas fin au mariage. Il faut obtenir un jugement de divorce avant de pouvoir se remarier. Le notaire prend soin d'exiger les preuves nécessaires à l'établissement de l'identité des futurs conjoints et de leur statut matrimonial avant le mariage. Si un futur conjoint a moins de 18 ans, le notaire doit obtenir le consentement du titulaire de l'autorité parentale ou du tuteur. Comme le mariage doit être contracté "publiquement", une affiche doit être apposée au lieu prévu de la cérémonie ainsi qu'au palais de justice le plus près de cet endroit, pendant les 20 jours qui précèdent la date de la célébration. Cette forme de «publicité » ? l'acte de publication ? remplace la traditionnelle «publication des bans ». Exceptionnellement, pour des motifs sérieux, on peut obtenir une dispense de cette publication. Lors d'une rencontre avec le notaire, l'acte de publication est préparé et, à cette occasion, les futurs conjoints devraient se faire accompagner par un témoin majeur de leur connaissance. Ce témoin n'a pas à être obligatoirement l'un des témoins au futur mariage. Cependant, le témoin doit connaître les deux futurs conjoints. Si tel n'est pas le cas, deux témoins sont nécessaires. Le rôle du témoin, lors de cette entrevue avec le notaire, est d'attester l'exactitude des informations contenues dans l'acte de publication: nom des futurs conjoints, date et lieu de naissance. Les rencontres avec votre notaire célébrant sont également l'occasion de discuter de l'opportunité de choisir votre régime matrimonial par contrat de mariage. Les contrats de mariage doivent obligatoirement être faits par acte notarié. Pour plus de renseignements à ce sujet, consultez le dépliant «Les régimes matrimoniaux ou d'union civile ». En prévision de votre rencontre avec votre notaire, n'oubliez pas de réunir les preuves exigées et de demander à une personne de votre connaissance d'agir comme témoin à l'acte de publication.

LE LIEU DE LA CÉLÉBRATION

Le notaire peut célébrer un mariage civil tous les jours entre 9 h et 22 h, dimanches et jours fériés compris, sauf si le mariage a lieu dans un palais de justice auquel cas les limitations imposées aux greffiers et greffiers adjoints de la Cour supérieure s'appliquent : mariage entre 9 h et 16 h 30 seulement, tous les jours sauf les dimanches et jours fériés. Si l'un des futurs conjoints ne peut se déplacer en raison de sa condition physique, attestée par certificat médical, la célébration peut avoir lieu à l'endroit où il se trouve si le célébrant choisi l'accepte. Le notaire peut célébrer un mariage civil à tout autre endroit convenu avec les futurs conjoints pourvu que l'endroit choisi respecte le caractère solennel de la cérémonie et qu'il soit aménagé à cette fin. Ainsi, en choisissant un notaire comme célébrant, les futurs conjoints bénéficient d'un plus vaste choix quant au lieu où se tiendra la cérémonie. Il ne suffit pas d'informer le notaire de l'endroit choisi pour la célébration. Il faut en effet que le notaire puisse d'abord s'assurer que ce lieu respecte le caractère solennel de la cérémonie et qu'il soit aménagé à cette fin. Le célébrant conserve le droit d'accepter ou de refuser de célébrer le mariage civil en raison du choix du lieu qui lui est soumis. Discutez avec votre notaire de votre choix. Ensemble, vous pourrez convenir d'un lieu qui respecte les exigences légales.

LA CÉLÉBRATION

Lors de la célébration du mariage, le célébrant fait la lecture des articles 392 à 396 du Code civil du Québec aux futurs conjoints, en présence de deux témoins. Ces articles traitent des effets du mariage : le respect, la fidélité, le secours, l'assistance, l'obligation de faire vie commune, la direction morale et matérielle de la famille, les charges du mariage, etc. Il est important de connaître les conséquences juridiques du mariage. N'hésitez pas à en discuter à l'avance avec votre notaire. Il vous informera non seulement de vos droits et de vos devoirs, mais aussi des autres effets du mariage, comme la constitution d'un patrimoine familial. Après la lecture des droits et des devoirs des conjoints, le célébrant reçoit le consentement des conjoints et les déclare unis par le mariage. Il leur fait ensuite signer une déclaration de mariage, que les témoins contresignent, avant de la signer lui-même. Cette déclaration sera transmise au directeur de l'état civil et sert à établir la preuve du mariage. Revoyez avec votre notaire le décorum et les détails de la cérémonie telle que vous la concevez : échange des alliances, lecture de textes, musique, etc. Il est toujours à l'écoute et pourrait même vous faire des suggestions utiles. Les règles qui s'appliquent au mariage civil gouvernent également la célébration de l'union civile en y faisant les adaptations nécessaires.



LE TESTAMENT

QUELQUES BONNES RAISONS DE CHOISIR LE TESTAMENT NOTARIÉ

Le testament est un document juridique de première importance qui sert de base au règlement de votre succession. Pour cette raison, il est essentiel qu'il soit bien rédigé, complet et, surtout, sans ambiguïté. En faisant appel aux services d'un notaire, juriste expérimenté en planification successorale et en rédaction d'actes, vous avez l'assurance que votre testament ne présentera aucune difficulté d'interprétation. Votre notaire connaît l'importance du choix des mots. En accord avec les exigences de la loi, il rédige vos dernières volontés d'après vos instructions. De plus, ses conseils vous aident à ne rien oublier, ce qui simplifiera la tâche de ceux ou celles qui liquideront votre succession. Autre avantage certain, l'original de votre testament notarié est conservé en lieu sûr par le notaire, à l'abri d'une perte ou d'une destruction. Enfin, le notaire le fait inscrire au Registre des dispositions testamentaires de la Chambre des notaires du Québec. Mentionnons toutefois que le testament notarié n'est pas déposé au Registre: on ne fait qu'y inscrire son existence, ce qui assure la discrétion tout en facilitant sa découverte à votre décès.

LE REGISTRE DES DISPOSITIONS TESTAMENTAIRES, UN SYSTÈME EXCEPTIONNEL

Gardiens depuis toujours des secrets les plus intimes des Québécois et Québécoises, les notaires du Québec innovaient en se dotant, dès 1961, d'un système d'inscription dans le but d'assurer la protection des testaments. Ce système, désigné sous le nom de Registre des dispositions testamentaires de la Chambre des notaires du Québec, compte aujourd'hui plus de 6 000 000 d'inscriptions testamentaires.

UN SYSTÈME POLYVALENT

À la suite des modifications apportées au Registre en 1978, les testaments autres que notariés peuvent maintenant bénéficier des avantages du Registre. Ainsi, le testament olographe et le testament devant témoins peuvent être inscrits au Registre au même titre que le testament notarié. Il est cependant nécessaire que l'inscription soit faite par l'intermédiaire du notaire de votre choix qui déposera votre testament au rang de ses minutes.

UN SYSTÈME AVANTAGEUX

Pensé et créé pour garantir le respect de vos dernières volontés, le Registre présente de nombreux avantages: il maintient la confidentialité du testament, car seule son existence est inscrite; il permet de retracer votre dernier testament après votre décès; il élimine le risque que votre testament soit ignoré ou retracé tardivement lors de la liquidation d'une succession; il évite qu'un testament, olographe ou devant témoins, soit détruit accidentellement ou malicieusement par certaines personnes déçues des dispositions qu'il contient. Grâce à ces avantages, le Registre favorise grandement la découverte de vos dispositions testamentaires et permet ainsi d'accélérer le règlement de votre succession.

LE REGISTRE DES CONSENTEMENTS AU DON D'ORGANES ET DE TISSUS

La rédaction d'un testament constitue l'occasion toute désignée pour réfléchir au don d'organes et de tissus. Si vous consentez à faire don de vos organes et tissus ou si vous refusez après en avoir discuté avec votre notaire, de façon libre et éclairée, il pourra le consigner dans votre testament. Ce consentement sera par la suite inscrit au Registre des consentements au don d'organes et de tissus de la Chambre des notaires du Québec. Grâce à ce registre, le personnel médical autorisé pourra vérifier éventuellement si un donneur potentiel a consenti au don d'organes et de tissus et cela dans la plus grande confidentialité. Le Registre des consentements au don d'organes et de tissus de la Chambre des notaires du Québec est une solution efficace qui vous assure que votre volonté sera respectée lors de votre décès.

UN SYSTÈME FACILE D'ACCÈS

Lorsque vous optez pour le testament notarié, vous éliminez les complications. Le notaire, en plus de vous conseiller et de vous orienter, procède à son inscription au Registre. Si vous décidez malgré tout de faire votre testament sous la forme olographe ou devant témoins, vous avez nettement avantage à le transmettre à votre notaire qui, après l'avoir déposé dans son greffe pour en assurer la conservation, l'inscrira au Registre. Pour vérifier l'existence d'un testament à la suite d'un décès, vous devez vous adresser à votre notaire ou directement au Registre des dispositions testamentaires de la Chambre des notaires du Québec en produisant une preuve de décès.